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Le cirque de Babel.
Petrol seagull, fly me for free.
Le show est presque terminé. Le clown en moi,
celui qui apprend à rire de soi-même a le maquillage défiguré
qui coule le long du temps passé. La
corde du funambule sourd qui me sert de destin monte toujours, et le filet
de l'amour attend, soit pour arrêter ma chute, soit pour être
un drift net émotif, qui avance en arrachant tout du passé,
qui népargne pas les dauphins des habitudes. Je suis un acrobate
amnésique, né dans un safety drifting net, je tricote mon
filet avec la folie de Varanasi, la chasteté du Gange, avec la
mort du Marlboro man sans rasoir. L'homme canon, une fois de plus fait
un hold-up à la vie. Les trapézistes schizophrènes
chantent d'un trapèze à l'autre, d'une chimère à
l'autre. Dans la cage de mon cerveau, les tigres fou de mon autodestruction
glissent sur le sang sale de mes prétentions, sur la graisse de
mes mensonges. Le dompteur saoul a le rire facile. C'est lui qui repeint
le chapiteau, qui met sa tête dans la gueule pétrifiée
de l'inconnu, du doute. Je dompte les pieuvres de mes peurs à la
nage synchronisée, j'entraîne les jelly fish de mes mots
rapides comme des balles perdues, je les entraîne à atteindre
la cible sans bruit, comme un couteau qu'on échappe et qui annonce
la visite. Je lance ma coutellerie d'argent vers les mouches sachant qu'elles
retombent sur la cible de mon lit désert. Je suis un lanceur de
couteaux aveugle. Le cirque change de ville. C'est la métropole,
la parade se prépare à coup de photos, de prises d'otages,
de Miss Univers, les éléphants ne meurent plus. Le numéro
va commencer. Il y aura toujours des trous aux filets pour laisser passer
la chance. L'homme canon a la face noire de fatigue, le sourire Titanic
de celui qui risque. Les contorsionnistes savent qu'on attend beaucoup
d'elles. Trompettes. Le cirque est en ville. J'arrive bientôt. Avec
mes éléphants maladroits, mes découvertes de miroirs.
Le chapiteau est plein d'émotion, je rie du clown dans mes mots,
je veux apprendre sur le fil tendu de l'inspiration et de la vie au jour
le jour, numéro par numéro. Je suis spectateur, lion et
homme fort de mes peurs. Tambour. Le plus grand spectacle de votre vie,
mesdames, mesdemoiselles messieurs, tout le monde revient, Ulysse, Moïse,
l'enfant prodige, le funambule aveugle, la marée et la mousson.
Attention, le spectacle va commencer.
The Greatest Show On This Side Of
The Highway
Soon in Your Town
Clowns have wings
Snake charmer walks on water
I am my own messiah
The tight rope walker will never fall
The elephants will cry no more.
Babel has reached the sky
Nobody dies alone.

Beware, hearts and brains have no safety net.
motelmurders
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