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21/02/2001 |
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La mer, l'océan, les vagues et l'attraction lunaire. Les sinus bloqués comme un patriote, le dos qui refuse l'effort, qui se brise comme l'échelle ouverte de richter, chaque vertèbre comme une marche à paver, le ventre capricieux comme la corne d'un bateau dans la tempête de brume qui appelle parce que c'est la guerre ouverte, les virus, les anticorps et le sang qui se crachent au visage, les anticorps occidentaux imbus de technologie, de javellisant, de vaccins, et la résistance, Radio-Londres De Mes Entrailles, les moustiques paludiques qui livrent la mort comme on livre le lait, les moustiques paludiques comme des intouchables, des rats microscopiques, 747 destination soluté, les moustiques, la grande déesse aux mille yeux, la grande malaria aux mille bras ne t'en fais pas, la grande immunisée qui fait sa routine comme une statistique, 40 % des cas indiens, et eux qui marchent dans la cuve contaminée comme d'autres marchent sur l'eau, petit miracle négligé, boire l'eau du Gange et flamber, et encore la maladie, la malaria comme un boulet de canon dans un lit suant, comme de la poudre à canon sur la peau contre le choléra, et les seringues comme l'amour, dans le bras, les seringues pompiers, moustiques cliniques, intergalactiques, et la mer, les vagues, et l'attraction lunaire. Les ombres de Bhopal, 16 000 morts, 500 000 irréparables. Une fuite, une erreur. We love you Union Carbide de mon cur éclaté, de mes poumons irradiés. Le soleil
continue à frapper. Les statistiques montent, gonflent comme un
cadavre dans l'eau, l'Océan indien veille et voit l'Inde se plastifier,
devenir un désert grouillant, un dépotoir d'expatrié
du confort, et encore le soleil, ses couches qui nous protègent,
qui percent, avec le cancer comme le miroir d'un siècle. L'huile
qu'on se mettait pour cuire, le cancer imbu, irradié du visage
au laser. Sa mère à elle, la jolie, sa mère, qui
en a dix de ces cicatrices, dix cellules où l'on enferme la mort
rayon-X. La mer, les vagues et l'attraction de la jolie à la maman rayon-X, 10/10, sauf la peur. La mer qui me regarde de son il, qui recouvre 70 % de mon vide, comme les 40 % de cas de malaria aux cent bras, aux 3 yeux pustuleux, la mer et son il qui regarde ma solitude et qui ensuite regarde ailleurs, qui regarde celle que je perds malgré l'attraction lunaire des blondes aux parents rayon-X. Je développe des anticorps à ma solitude. Face à la mer. Face aux vagues et face à l'attraction des mammifères. La mer qui mattrape le regard, son ressac qui m'appelle, qui menvoûte, qui ordonne, qui me vole le cur tranquillement et le transporte, la mer, son ressac que l'on écoute, que l'on veut croire, la mer dont on espère qu'elle nous prenne par le courant, par la main et qu'elle nous emmène dormir avec les méduses, les raies Mantas, les jellyfishs si beau au 3ème degré, aller dormir dans l'encre noire des calmars géants, nous avec nos rêves de pieuvres, aller dormir dans l'encre rouge du soleil qui lui aussi écoute le chant des sirènes, l'appel du ressac, de l'undertoad, du crapaud des eaux, le soleil qui meurt pudiquement rouge, dans le réconfort de la vase, dans le réconfort de ne plus être seul. Dans la mer. Dans les vagues. Dans l'attraction du ressac qui appelle, qui invite, qui ordonne de se lover dans le sang bleu et salé de son ventre. Prends-moi la main. Ferme-moi les yeux. Berce-moi. Lave le sillon de mes larmes de ton sel, celui qui donne l'indépendance. Change ma vie, appelle toi Marie, pleure ma mort, ouvre les jambes, avale-moi doucement, noie-moi. Vole-moi l'air que je respire sans elle. L'amour est une aiguille dans le coude, une malaria endémique, un rêve de pieuvre, une mauvaise idée. Je rêve la nuit qu'elle ne veut plus de moi, qu'elle change de poste à la radio de son amour. Je rêve le jour que le ressac s'occupe de moi. Je rêve le jour que je me noie. Et que seuls les dauphins me voient. Restera toujours les dauphins. Bride wanted for brahmin.
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